Aller au contenu

Comme si l’univers voulait m’envoyer un message…

Ces derniers mois sont houleux, des questionnements, des certitudes qui se transforment en incertitudes. La thérapie qui avance, à son rythme, séance après séance.

La décision, celle qui semble me soulager, mais celle que je regrette d’avance de prendre. Arrêter mon activité, fermer ma boutique. Alors que j’ai fait le plus difficile. J’ai tenu 3 ans, mon commerce a survécu à une pandémie mondiale, alors il devrait pouvoir survivre à une inflation.

Mais derrière il y a l’être humain, mais derrière il y a moi, Célia.

Cette période houleuse, bientôt 3 ans derrière mon comptoir, m’a mise à rude épreuve. Affronter des changements qui ne sont pas de mon fait, s’adapter face à des demandes que je n’avais pas anticipé, perdre le goût de tricoter, sombrer.

La dépression, un terme qu’on utilise à tout va, mais quand quelqu’un le prononce, je ne peux m’empêcher de me demander « est-ce juste un abus de language ? ou mentionne-iel la maladie ? ».

Dans mon cas, ma psychiatre a été celle qui a posé le diagnostic, c’est elle aussi qui me suit et qui m’accompagne dans la médication de cette maladie.

En parallèle, ma psychologue m’a aidé à établir des connections, à comprendre mon fonctionnement et celui qui a été induit par des traumatismes.

Et depuis quelques semaines, une nouvelle thérapeute, une nouvelle pratique, qui petit à petit remet à leurs places des choses.(*)

Alors, je vois des évolutions, je vois des changements, je change de perspective, je me dis que oui, je peux continuer mon investissement pour ma boutique. Je vois un futur où il n’y avait qu’un brouillard il y a quelques mois.

Et hier, c’est comme si l’univers voulait m’envoyer un message, tout était difficile et dans l’après-midi, un nouvel élément, un déclencheur. Une agression au sein même de mon commerce. Non pas physique, surtout gestuelle et morale. 

Évidemment ce n’était pas grand chose, mais ça a ébranlé le peu de confiance que j’avais réussi à récupérer ces dernières semaines.

Suite à ça, toujours dans l’après-midi, j’ai été confrontée à un problème qui pour être résolu nécessite de l’argent, de l’argent que je n’ai pas. Cet argent que je n’ai pas, c’est parce qu’il a été investi ici, dans ma boutique. Et mes économies fondent pour subvenir aux besoins du quotidien.

Alors, j’ai ressenti ce message, « regarde Célia, ce serait plus facile et plus confortable d’arrêter ». D’arrêter cette exposition « publique » qui me rend vulnérable, d’arrêter de travailler pour du vent.

Oui, mon travail sert des personnes, mais au final, il m’enrichit peu.

Je ne peux pas me nourrir de remerciements et de sourires.

Oui, il m’enrichi d’expériences, d’échanges…

Mais il me prends beaucoup d’énergie, réveille des traumatismes qui étaient en sommeil et ne m’a pas rapporté un euro depuis presque 3 ans.

Je suis quelqu’un de prudente, je préfère ne pas mettre ma société en péril pour mon bonheur personnel, alors oui, j’attends d’être sûre que je peux me rémunérer pour le faire.

Et nous retombons dans cette boucle infernale, quel choix faire ?

À quoi je souhaite renoncer ?

Bref, des interrogations beaucoup trop violentes juste avant une période de l’année où tout est supposé être léger et joyeux.

Un autre décalage entre moi et le monde.

PS : Oui, je débarque comme ça, sur mon blog, sans crier gare, parce que j’ai besoin d’écrire et d’être lue. Je n’attends pas de réponses.

PPS : Cette photo date d’il y a plus d’un mois et il paraît que l’avoir prise est positif et précieux. Ce n’est pas facile de me persuader que c’est vrai, mais aujourd’hui, elle a sa place avec cet article.

(*) Je suis une thérapie EMDR, je ne souhaite pas développer le sujet ici, mais vous pouvez trouver des ressources ici : Association EMDR France